03 décembre 2006

René Caillé ( 1799 - 1838 )


Voyageur français, premier explorateur à revenir de la ville de Tombouctou au Mali.

I. Sa formation

René Caillié est né le 19 novembre 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon dans les Deux-Sèvres. C'est le fils d'un ouvrier boulanger, un homme du peuple. René Caillé est marqué par la condamnation pour un petit vol de son père au bagne l'année de sa naissance. Il ne le connaît pas puisque celui-ci meurt au bagne de Rochefort en 1808. Il perd sa mère trois ans plus tard. Bercé par la lecture de Robinson Crusoé que lui a fait découvrir son maître d'école, il quitte à pied Mauzé pour la Rochelle et s'embarque pour le Sénégal.

II. Son voyage

Il s'embarque en 1814 pour le Sénégal, sans fortune, sans amis, sans secours. René Caillé arrive en Afrique en 1817, le bateau sur lequel il se trouvait faisait partie du même convoi que la Méduse. Après dix ans d'obstacles et de traverses de tout genre, il réussit à pénétrer dans l'intérieur de l'Afrique. Malgré des fatigues inouïes, il parvint à Djenné. René Caillé découvre l'Afrique à une époque ou seule la côte est connue mais il est seul et sans moyens financiers. Au Sénégal, René Caillé travaille dans une indigoterie et prépare un voyage vers l'intérieur de l'Afrique. En 1827, il se joint à une caravane musulmane qui va vers Tombouctou. Se faisant passer pour un lettré musulman, il est le premier blanc a pénètrer le 20 avril 1828 dans cette ville. Mais il se trouve plutôt déçu par cette ville qui l'avait tant fait rêver à travers les écrits de Léon l'Africain.

III. Son retour en France

Son retour en France en 1830 après 16 ans d'absence, à travers le désert du Sahara puis le Maroc est un véritable calvaire. Il reçoit de la Société de Géographie un prix de 10 000 francs. Il publiera en 1830 un récit de son voyage Journal d'un voyage à Tombouctou, avec le concours de M. Jomard, qui lui assurera une grande renommée. Il meurt le 17 mai 1838 des suites d'une maladie contractée en Afrique au domaine de L'Abadaire à Saint-Symphorien-du-Bois, commune de Charente-Maritime où il avait acheté un domaine.
Contrairement à la plupart des explorateurs de ce siècle, René Caillé est parti sans escorte et incognito. Il voyage en se faisant passer pour un musulman et pour tenir ce rôle, séjourne de longs mois dans une communauté musulmane du Sénégal avant son départ. Il y étudie avec une grande rigueur cette religion et ses rites.

1 commentaire:

Sappholfaire a dit…

René Caillié ou L'Esclave de Dieu, par Frison Roche.